L’idée absurde de Brigitte Grouwels : elle veut (à nouveau) repeindre les trams !

Si l’info, recueillie par le quotidien « La Capitale » était tombée un 1er avril, on en aurait bien ri... Dans une interview de rentrée politique, Brigitte Grouwels, la nouvelle ministre CD&V des Transports à la Région bruxelloise, annonce le plus naturellement du monde qu’elle envisage de faire repeindre les trams et les bus de la STIB.

Alors que certains ne sont pas encore secs puisque son prédécesseur – le ministre SP-A Pascal Smet- avait déjà eu cette lubie coûteuse et inutile il y a moins de quatre ans.

Brigitte Grouwels estime que les couleurs actuelles (gris argenté- bronze) ne sont pas assez visibles pour les personnes malvoyantes. « C’est une idée carrément absurde » tonne Didier Gosuin, chef de fille MR-FDF au Parlement bruxellois « A l’époque nous avions dénoncé ces problèmes de visibilité pour les malvoyants. Le gouvernement, dont Madame Grouwels faisait déjà partie, n’avait pas réagi. Elle n’a donc rien fait pour empêcher le choix de ces couleurs. A présent, elles ne lui plaisent plus… »

Une idée folle quand on sait que les caisses de la Région sont désespérément vides et qu’une opération de cette envergure coûtera au bas mot 3 millions € (il faut 6.000 € pour repeindre un bus, 8.000 € pour un tram). « Quand on n’a plus un euro dans les caisses, il faut aller à l’essentiel » poursuit Didier Gosuin. « Où va-ton si chaque fois qu’on change de ministre des Transports on doit repeindre les trams et les bus bruxellois… »

Force est de constater que Brigitte Grauwels est coutumière des idées saugrenues. Rappelons que, jadis, elle avait envisagé d’imposer aux fonctionnaires flamands des claviers qwerty en remplacement des claviers azerty, jugés trop latins…

Après l’idée géniale de Benoît Cerexhe (cdH), qui veut accorder un jour de congé aux Bruxellois en fonction de leur religion, on peut dire qu’à l’occasion de sa rentrée le gouvernement bruxellois frappe fort !

Alors que le chômage a encore gonflé dans la Région et que les jeunes sans emploi ne se comptent plus dans certains quartiers de la capitale. Sans formation, totalement abandonnés à eux-mêmes.

Guy Debisschop Porte-parole