Débats au Parlement bruxellois sur la « Flottille de la liberté » : le MR regrette le refus de l’Olivier de rechercher une position de consensus
Ce mercredi, le Parlement bruxellois a adopté une proposition de résolution déposée en urgence le 4 juin 2010, dernière séance plénière avant les élections, par le PS, Ecolo, cdH, CD&V et Groen relative à la « réaction armée disproportionnée de l’Etat d’Israël suite à l’arraisonnement de la flottille de la liberté ». D’emblée, Didier Gosuin, chef de groupe MR, a regretté le choix posé par la majorité (sans l’Open VLD) de ne pas avoir cherché avec l’ensemble des partis démocratiques du Parlement un consensus préalable au dépôt de la proposition.
« Sur des sujets aussi importants pour lesquels tout le monde a manifesté une indignation claire et sans ambiguïté, il est regrettable de jouer la division au sein du Parlement bruxellois », commente Didier Gosuin en présentant un amendement général visant à replacer les choses dans leur contexte. En effet, l’amendement général du groupe MR déposé par Didier Gosuin, Vincent De Wolf, Serge de Patoul et Marion Lemesre, vise à condamner fermement l’attitude du Gouvernement israélien dans l’arraisonnement de la flottille qui a causé la mort de neuf personnes dans les eaux internationales. « Mais si on veut éviter de faire de l’électoralisme sur des sujets aussi importants et délicats, il faut impérativement tenir compte du contexte général – ex : condamner le blocus israélien ET égyptien - et se référer exclusivement aux positions prises par les Nations-Unies, l’Union Européenne et le Gouvernement belge. Ce que n’ont malheureusement pas fait les auteurs de la proposition en refusant la recherche d’un large consensus. C’est d’autant plus maladroit si on veut éviter d’importer à Bruxelles les tensions et les divisions liés au conflit israélo-palestinien », conclut Didier Gosuin en justifiant le vote d’abstention suite au rejet de l’amendement général du Groupe MR.
En annexe, l’amendement général déposé par le groupe MR reprenant l’ensemble des positions adoptées par les instances internationales, l’Union européenne et le Gouvernement belge et tenant compte du contexte général dans lequel ces événements aussi malheureux qu’inacceptables se sont déroulés.












