14/07

Bilan du gouvernement bruxellois après un an : un énorme « flop » pour Didier Gosuin

Didier Gosuin, chef de groupe MR-FDF au Parlement bruxellois, a dressé le bilan de l’Olivier (coalition PS-cdH-Ecolo) présent au gouvernement bruxellois, un an après les élections régionales de 2009.

Un constat amer et pour le moins négatif : « C’est tout simplement un énorme « flop » faute de projets. On devrait être en rythme de croisière car la coalition sortante a été quasi entièrement reconduite l’an dernier. Cette équipe ne peut dès lors pas se réfugier derrière la crise pour expliquer son inactivité car elle fonctionne depuis 2004 »

On peut affirmer que le premier bilan de la nouvelle législature correspond au bilan précédant : pas d’imagination, pas d’actions fortes pour s’attaquer aux grands problèmes (chômage des jeunes catastrophique, logement, mobilité).

Didier Gosuin estime que le gouvernement dirigé par Charles Picqué a anesthésié les Bruxellois en se cachant derrière la réforme institutionnelle voulue par les Flamands et en particulier Bart De Wever, le président de la N-VA. L’unique réaction du gouvernement bruxellois consiste à mendier en permanence un refinancement de Bruxelles. Son impatience est telle que le danger consiste à le voir faire des concessions institutionnelles importantes pour pouvoir en échange remplir ses caisses. Le refinancement de Bruxelles est effectivement un problème, mais il n’explique pas tout, on ne peut rester inactif et l’attendre en priant comme le fait l’actuel gouvernement bruxellois.

Une inactivité choquante pour Didier Gosuin : « Absence d’initiatives en matière de taxe de circulation, une compétence régionale depuis 2004, absence d’aménagement des réserves foncières de la Région et d’anticipation du boom démographique pour lequel il aurait fallu agir avant la crise. Pis, Bruxelles a été condamnée par l’Europe pour n’avoir pas déposé de plan convaincant de réduction du trafic. Enfin, le plan logement est parti « en quenouilles » et l’équipe en place n’a rien fait de valable en six ans pour augmenter le degré de qualification des jeunes bruxellois. »

En un mot, un énorme gâchis.

En outre, alors que tout le monde se positionne dans l’optique des prochaines négociations institutionnelles, le gouvernement bruxellois ne relance plus du tout l’idée de l’élargissement de Bruxelles, il est littéralement muselé par ses membres néerlandophones (Grouwels, Vanhengel) qui, eux, très clairement n’en veulent pas, luttant par la même occasion contre les intérêts de leur propre région au profit de la Flandre.

Guy Debisschop Porte-parole

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