Le mardi 29 mai 2012

Plan Ecole : Les Caliméro de l’Olivier bruxellois victimes de l’inaction de l’Olivier en Fédération Wallonie-Bruxelles

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L’arrêt de la Cour constitutionnelle annulant le « Plan Ecole » de la Région bruxelloise est naturellement une mauvaise nouvelle pour Bruxelles. Mais plutôt que de jouer les Caliméro, le Gouvernement Olivier ferait mieux de tirer enfin les conclusions qui s’imposent.

L’arrêt de la Cour constitutionnelle annulant le « Plan Ecole » de la Région bruxelloise est naturellement une mauvaise nouvelle pour Bruxelles. Mais, plutôt que de jouer les Caliméro, le Gouvernement Olivier ferait mieux de tirer enfin les conclusions qui s’imposent.

Pour rappel, le Gouvernement bruxellois voulait, à travers son « Plan Ecole », financer quelque 3.800 places supplémentaires par l’installation, notamment, de classes-conteneurs dans plusieurs établissements de la capitale. Le Gouvernement flamand, estimant que la Région bruxelloise n’est pas compétente pour financer des nouvelles places dans les écoles, a introduit un recours à la Cour constitutionnelle qui vient de lui donner raison. Bruxelles n’a pas la compétence pour financer des bâtiments scolaires.

« L’histoire repasse les plats. Les Flamands ne laissent rien passer à Bruxelles, mais lorsque la Flandre fait un abus de droit dans la capitale, comme avec le récent décret sur les crèches, les francophones refusent d’envisager le moindre recours », constate Didier Gosuin, chef de groupe FDF au Parlement bruxellois. « Chaque fois qu’on prend une gifle sur la joue gauche, l’Olivier bruxellois tend la joue droite… », renchérit-il.

Pour les FDF, le Gouvernement Olivier est coupable de n’avoir absolument pas anticipé un boom démographique pourtant prévisible. « Nous disons depuis des années que pour aider Bruxelles, il faut refinancer aussi la Fédération Wallonie-Bruxelles, car c’est elle qui est compétente en matière de formation et d’enseignement et que c’est là qu’est le défi principal de Bruxelles. Donner de l’argent à Bruxelles, c’est utile que si on peut l’utiliser pour rencontrer le défi social bruxellois. Ce qui n’est visiblement pas le cas… », analyse Didier Gosuin.

« Cela fait des années que l’Olivier nous chante la chanson de la cohérence. En réalité, il n’y a aucune cohérence d’action entre les socialistes, les humanistes et les écologistes bruxellois et ceux de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Chacun vit dans sa bulle », déplore Caroline Persoons, qui interpellera le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles via une question d’actualité.

De son côté, Emmanuel De Bock, député FDF bruxellois, a interpellé le 25 mai en question d’actualité Charles Picqué pour connaître les conséquences de cet arrêt pour les Bruxellois.

Contact presse : Didier Gosuin

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