Attitude de Berlitz dans le cadre des chèques-langues
Michel COLSON
Monsieur le Ministre,
Dans son émission du 7 mai 2012, intitulée « on n’est pas des pigeons », la RTBF a diffusé un reportage qui m’a particulièrement interpellé. On y voyait notamment une jeune diplômée qui, bénéficiant de chèques langues, s’était adressée à Berlitz et avait clairement ressenti un sentiment de discrimination par rapport à la clientèle plus « classique » de cette institut.
La direction de Berlitz, présente sur le plateau après le reportage, s’est défendue de toute volonté de discrimination mais a expliqué que la croissance importante du volume de la demande émanant des chercheurs d’emploi grâce au système des chèques langues justifiait à tout le moins que Berlitz conserve un « équilibre » dans sa clientèle, ce qui peut apparaître discriminant…
Qui plus est, elle s’est positionnée comme un partenaire historique du projet chèques langues, ne manquant pas de rappeler au passage que ce système avait été inauguré dans ses locaux en votre présence, Monsieur le Ministre.
La direction précisait qu’elle souhaitait également effacer ce « malentendu » en rencontrant les responsables d’Actiris dans les meilleurs délais.
Monsieur le Ministre, je souhaiterais savoir :
si vous étiez au courant de cette pratique ?
quels sont les partenariats avec d’autres instituts de langues ?
si une évaluation du système, qui semble peut-être en partie victime de son succès, est prévue et à quelle échéance ?
quel est le résultat de la rencontre entre Actiris et Berlitz ?
Je vous remercie pour vos réponses.




